Les 10 DERNIERES ACTU



Intervention de Thomas Guyard pour le groupe Gauche Citoyenne et Républicaine au conseil communautaire sur le pouvoir d'achat, la démocratie et le climat dans le cadre du mouvement des gilets jaunes.

"Cette année comment ne pas évoquer le mouvement des gilets jaunes, son soutien populaire, ses revendications qui secouent notre pays depuis plus de quatre semaines."
(INTÉGRALITÉ DU TEXTE)

"Le vote du budget à l’ordre du jour ce soir est toujours l’occasion d’évoquer dans cette assemblée la situation économique et sociale et l’impact qu’auront les décisions prises sur cette dernière.

Cette année comment ne pas évoquer le mouvement des gilet...
Lire la suite - 10-12-2018

(INTÉGRALITÉ DU TEXTE)

"Le vote du budget à l’ordre du jour ce soir est toujours l’occasion d’évoquer dans cette assemblée la situation économique et sociale et l’impact qu’auront les décisions prises sur cette dernière.

Cette année comment ne pas évoquer le mouvement des gilets jaunes, son soutien populaire, ses revendications qui secouent notre pays depuis plus de quatre semaines.

Que disent les gilets jaunes et notamment ceux rencontrés sur le rond-point de l’Europe. Ils disent leur volonté de vivre décemment de leur travail, les difficultés, les privations dès le quinze du mois. Ils disent leur sentiment d’abandon, les services publics de proximité supprimés, inaccessibles Ils disent aussi leur défiance face à des institutions, des formations politiques, des corps intermédiaires ignorés par le pouvoir.

Ils revendiquent une augmentation des salaires, des pensions. Ils ne sont pas contre l’impôt mais ils revendiquent des impôts justes appelant à la solidarité des plus riches pour répondre aux urgences climatiques. Ils veulent l’abandon de la hausse de CSG pour les retraités et un accès à la santé pour tous.

Qu’ont-ils entendus depuis des semaines ? Un Président de la République qui les snobe, Un gouvernement qui se refuse à leur donner satisfaction. Certes l’ampleur du mouvement a conduit le premier Ministre à faire un pas de côté avec l’annulation pour 2019 de la taxe supplémentaire sur les carburants, des tarifs règlementés du Gaz et de l’électricité, avec le report du contrôle technique plus onéreux.

Mais comment de telles mesures pourraient-elles suffire quand aujourd’hui, 9 millions de nos concitoyens survivent sous le seuil de pauvreté et que des millions d’autres vivent dans la précarité.

A l’heure où se réunit notre conseil communautaire, Le chef de l’Etat parle enfin au peuple de France. Sans des mesures fortes sur les salaires et les pensions, sans le retour de l’ISF et une fiscalité plus juste, la situation ne pourra revenir au calme, au dialogue.

Dans cette situation quelles initiatives pourrait prendre notre conseil communautaire. D’abord à l’instar d’initiatives prises par des élus des communes rurales ou péri-urbaines, la communauté pourrait ouvrir ses portes ou inciter les communes adhérentes à ouvrir les leurs pour recueillir les doléances de nos concitoyens.

Ensuite, au regard de la première des revendications qui est le pouvoir d’achat, nous vous demandons d’étudier sérieusement notre proposition de gratuité d’usage des transports dans notre agglomération."

Melun, le lundi 10 décembre.
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Melun Val de Seine : Patricia Rouchon (PCF) et des élus veulent la gratuité d'usage du réseau Melibus
La motion sur la gratuité d'usage du réseau Mélibus a été initiée par notre groupe GCR (PCF/Front de Gauche) à l'agglomération melunaise et défendue par Patricia Rouchon (PCF). Elle a été co-signée par le groupe PS et le groupe Melun Horizon 2020 ( présidé par le maire de Vaux le Pénil, ex apparenté PS et "peut-être" LREM aujourd'hui, on ne sait plus où il habite politiquement) qui s'est finalement abstenu!!!
Élue du groupe de la Gauche Citoyenne et Républicaine, Patricia ROUCHON (PCF) a précisé qu’elle souhaitait voir aboutir cela avant la fin du mandat en 2020. Le texte a été rejeté sur la forme.

On a entendu Gilles Battail, le maire de Dammarie-Lès-Lys et conseiller régional dire "ce qui e...
Lire la suite - 19-11-2018

Élue du groupe de la Gauche Citoyenne et Républicaine, Patricia ROUCHON (PCF) a précisé qu’elle souhaitait voir aboutir cela avant la fin du mandat en 2020. Le texte a été rejeté sur la forme.

On a entendu Gilles Battail, le maire de Dammarie-Lès-Lys et conseiller régional dire "ce qui est gratuit ne vaut rien" et le maire de Ponthierry se dire "farouchement opposé au débat avec les citoyens"

Que penser des propos de Battail si on les reporte à l'école laïque, républicaine et gratuite.


voici le texte de la motion

PROPOSITION DE MOTION

Visant à ouvrir un débat public et à constituer un groupe de réflexion, ouvert à tous les partenaires, pour parvenir à la gratuité des transports en commun sur le territoire de l’agglomération.
Depuis le milieu du XXème siècle, l’urbanisation a accompagné le développement de l’automobile comme moyen de déplacement privilégié. Les conséquences de ce fait de société sont multiples : un espace public urbain largement dévolu à la voiture en circulation et à l’arrêt, des décennies de croissance du trafic routier, un impact majeur sur la qualité de l’air, un déclin de l’attractivité des centres-villes au profit d’espaces commerciaux et de services à la périphérie, de nouvelles inégalités d’accès à la ville.

Depuis les années 1980, la prise de conscience des enjeux environnementaux, climatiques et sanitaires liés à l’explosion du trafic routier remet profondément en cause un modèle basé sur l’exclusivité de l’automobile. Cette prise de conscience conduit à proposer de nouvelles formes d’organisation des déplacements, avec une place centrale des transports collectifs. La mobilité propre et durable est un enjeu dans toutes les agglomérations.

La gratuité des transports en commun est un enjeu social et économique

En rendant du pouvoir d’achat aux usagers et à leurs familles, la gratuité est un enjeu économique, notamment en matière de re-dynamisation des commerces et des centres-villes. La gratuité des transports en commun peut aussi être un outil de mixité sociale. En rendant l’accès au transport en commun gratuit, on transforme le transport public en espace public ouvert à toutes et tous. A l’instar d’une place publique, chacune, chacun, se trouve à égalité dans un espace où les rapports marchands sont abolis, où l’égalité d’accès est garantie par la gratuité des transports en commun.

La gratuité des transports en commun comme alternative à l’automobile

Outil indispensable de la mobilité, la voiture crée des difficultés importantes en milieu urbain en termes de congestion, de pollution de l’air et de pollution sonore. La gratuité des transports en commun représente une nouvelle étape fondamentale pour le développement du transport collectif urbain pour diminuer la circulation automobile, la pollution sonore et de l’air. Car le mode de transport n’impacte pas seulement celui qui se déplace mais a aussi des conséquences sur l’ensemble de la population, sur l’environnement, la qualité de vie d’un territoire. La gratuité des transports en commun permet également l’accès de toutes et tous à «toute la ville» et crée ainsi un nouveau droit à la ville, non lié aux moyens financiers pour se déplacer.

Des collectivités aux initiatives exemplaires et aux résultats remarquables

Au sein de l’intercommunalité du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, avec 103.000 habitants, le principe de gratuité a été mis en place en mai 2009. En 4 ans, la fréquentation a augmenté de 170%, avec, en même temps, une baisse de 10% du trafic routier. Une étude d’opinion réalisée un an après la mise en place de la gratuité permet de rendre compte des modifications induites dans la vie quotidienne des habitants. Selon cette étude, les nouveaux usagers, ceux qui ne prenaient jamais le bus avant la gratuité, représentent 20%, avec un impact plus important chez les jeunes. 40% des trajets n’auraient pas été effectués si la gratuité n’existait pas. C’est sur les trajets loisirs et les visites à des proches que l’impact est le plus important, avec 31% des usagers qui utilisent les transports publics pour ces motifs contre 18 % auparavant.

CONSIDÉRANT

- Le Code Général des Collectivités Territoriales et notamment l’article L5216-5 relatif aux compétences des Communautés d’Agglomération,

- Le Code des Transports

PROPOSE

Au Conseil Communautaire d’ouvrir un débat public et de constituer un groupe de réflexion, ouvert à tous les partenaires, pour parvenir à la gratuité des transports en commun sur le territoire de l’agglomération.
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Texte de base commune de discussion
À l’issue de ce vote, 30 841 communistes ont voté (soit 62,65 % des inscrit·e·s) avec 30 180 suffrages exprimés et 661 bulletins blancs ou nuls. Avec 42,14 % des exprimés, Le texte alternatif 2 « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » devient la base commune de discussion du 38e congrès.

accéder au texte de base commune
Les résultats sont:

                  Texte CN       Texte1       Texte2       Texte3
Secti...
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L’étape du vote de la base commune
Comment faire sur la section

Vote physique le jeudi 4, vendredi 5 octobre de 16h à 20h, le samedi 6 de 10h à 12H.

Vote par voie postale avant le samedi 6 octobre à 12H00 Attention : Pas de vote par mail et seul les cotisants ont le droit de vote

Conférence de notre section vendredi 19 octobre 19h30 et samedi 20 9h à 12h30.
Quatre textes dont un issu de la direction actuelle du parti sont en lice pour constituer le document du congrès qui sera ensuite amender selon la volonté des communistes dans les section et fédérations et des délégués au congrès.

Il existe sous format papier disponible à la section ou port...
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Apprendre et réussir ensemble
  • 1. Progresser collectivement Les élèves progressent davantage quand ils travaillent en s’entraidant. L’école doit favoriser la coopération et la solidarité, de la maternelle au lycée.
  • 2. Faire réussir tou.te.s les élèves Les programmes et la pédagogie doivent être repensés : ils doivent être adaptés à celles et à ceux qui n’ont rien d’autre que l’école pour réussir.
  • 3. Construire une culture commune grâce à l’école Un haut niveau de qualification utile au travail et dans la vie de tous les jours : l’école doit apporter cela pour relever ensemble les défis de demain.
Le PCF et son Réseau école revendiquent :
  • La diminution du nombre d’élèves par classe, et le développement du dispositif « Plus de maîtres que de classe ».
  • Une redéfinition indépendante des programmes scolaires, basée sur l’avis des enseignant·e·s et des spécialistes.
  • La...
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PARCOURSUP : LE TRI SELECTIF
A Melun, moins de 900 places contre 6 000 demandes pour intégrer l’université Paris II Panthéon-Assas
Le tirage au sort utilisé jusqu'à présent sur la plate-forme APB pour l'accès aux filières universitaires dites en tension servait à masquer le nombre insuffisant de places dans l'enseignement supérieur et la volonté de gouvernements successifs de restreindre l' investissement public dans l'ensei...
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Motion du Groupe GCR
Conseil Communautaire du 28 mai 2018
Maternité Angélique du Coudray
Le groupe Gauche Citoyenne et Républicaine a présenté une motion au Conseil Communautaire de l'Agglomération Melun-Val de Seine du 28 mai pour appuyer les revendications des personnels soignants de la maternité et des urgences pédiatriques de l'hôpital de Melun.
La santé n'est pas une marchandise, c'est de l'Humain d'abord

Les dysfonctionnements et le manque d’effectifs de ces services dans leurs nouvelles organisations au Santépôle exigent une réponse rapide pour assurer la sécurité des mamans et de leurs enfants.

Nous regrettons q...
Lire la suite - 29-05-2018

La santé n'est pas une marchandise, c'est de l'Humain d'abord

Les dysfonctionnements et le manque d’effectifs de ces services dans leurs nouvelles organisations au Santépôle exigent une réponse rapide pour assurer la sécurité des mamans et de leurs enfants.

Nous regrettons que notre motion, dont le texte se trouve ci-dessous, ait recueilli 8 voix pour, 18 abstentions, 32 contre et 4 n'ont pas participé au vote. Elle a donc été rejetée.

La majorité a présenté également une motion s'appuyant sur nos considérant. Elle réduit son objectif à un appel à la direction de l’hôpital à continuer à apporter une attention particulière à la charge de travail des agents et à la qualité d’accueil des parents. Conscients et soucieux d'avoir porté le débat au sein du Conseil Communautaire, nous avons voté leur motion qui, même imparfaite, pourrait servir d'appui aux demandes des personnels. Nous considérons que les missions de santé publique ne peuvent pas se plier aux seules exigences comptables au détriment des mamans, de leur bébé et des infirmières, aide-soignantes et auxiliaires. Elles répondent à l'intérêt général.

Motion du Groupe GCR
Conseil Communautaire du 28 mai 2018
Maternité Angélique du Coudray

Considérant que tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour garantir la sécurité des mamans et des bébés,
Considérant que la maternité Angélique du Coudray a enregistré 2750 naissances en 2017, et que le nombre de naissances prévu au Santépôle est de 3 000 à 3 500 par an,
Considérant qu’aux urgences pédiatriques, les jeunes parents ne sont pas aptes à servir d’auxiliaire et qu’il est donc nécessaire qu’infirmières et aidesoignantes puissent continuer de travailler en binôme,
Considérant le nombre et la diversité des tâches qui incombent aux auxiliaires de puériculture et aides-soignantes (prise en charge des 52 mamans et des 52 bébés, hôtellerie, désinfection des chambres, toilettes et douches des mamans césarisées, etc.
Demandons l’embauche immédiate d’une nouvelle sage-femme sur un poste de nuit aux urgences, ainsi que d’une infirmière sur un poste de nuit à la maternité.
Demandons que l’effectif de jour des auxiliaires de puériculture et les aides-soignantes soit de dix agents par jour la semaine et neuf le week-end.
LE 29 MAI 2018
Patricia ROUCHON, Thomas GUYARD, Farida ATIGUI
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La Grève générale est-elle aujourd’hui possible ?
L’Héritage de Mai 68 est multiple : outre les acquis salariaux obtenus à l’issu du mouvement
Il y a 50 ans, la France connaissait son plus grand mouvement social depuis 1936. Mai 1968, né dans les universités, se diffuse rapidement au mouvement ouvrier où les grèves se multiplient, d’abord dans le secteur privé puis dans le secteur public. Au cours du mois de mai, le pays est emporté par un...
Lire la suite - 19-05-2018

Il y a 50 ans, la France connaissait son plus grand mouvement social depuis 1936. Mai 1968, né dans les universités, se diffuse rapidement au mouvement ouvrier où les grèves se multiplient, d’abord dans le secteur privé puis dans le secteur public. Au cours du mois de mai, le pays est emporté par une impressionnante convergence des luttes : les trains ne circulent plus, les écoles et les postes sont fermées, et les usines et les universités occupées. Des manifestations massives unitaires témoignent de la combativité du mouvement et participent à gagner l’opinion publique.

L’Héritage de Mai 68 est multiple : outre les acquis salariaux obtenus à l’issu du mouvement (augmentation des salaires et diminution du temps de travail), il a profondément influencé les formes de mobilisations, aussi bien dans les universités que dans les usines, et imposé une véritable « révolution culturelle » bousculant la morale et l’ordre établi.

50 ans plus tard, alors que l’oligarchie politique voudrait commémorer les évènements de Mai 1968 par d’ennuyantes cérémonies officielles et hypocrites, les travailleurs et la jeunesse ont bouleversé l’agenda des réformes Macronistes et célèbrent cet anniversaire comme il se doit : en remettant le couvert !

Pour gagner face à un gouvernement néo-libéral et autoritaire, il nous faut réinterroger cet épisode clef de notre histoire sociale : que doit-on retenir de Mai 1968 ? Comment comprendre ses succès, mais aussi ses échecs ? La Grève générale est-elle aujourd’hui possible ?

C’est à toutes ces questions que nous tenterons de répondre avec les acteurs actuels du mouvement en réunissant les secteurs en lutte au Festival pour un autre monde édition 2018
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Résolution du Conseil national du PCF du 31 mars sur les élections européennes de juin 2019
En Europe, l’humain d’abord, pas la finance !

Les élections européennes auront lieu le dimanche 26 mai 2019 en France. Les Français·e·s devront décider qui seront les 79 eurodéputé·e·s, en métropole et outre-mer, qui les représenteront au Parlement européen. Ces élections se dérouleront dans une Europe en crise économique, sociale, écologique, politique et civilisationnelle. Le PCF s’engage à offrir à notre peuple le choix de l’humain d’abord, du progrès social et écologique, celui du changement en France et en Europe, au service des intérêts populaires.
Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les dir...
Lire la suite - 31-03-2018

Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les dirigeants politiques libéraux. Nous alertions alors sur les risques de la crise économique, sociale, écologique, politique et même civilisationnelle vers laquelle cette conception nous menait.

Les gouvernements français ont participé activement à la rédaction des traités et en ont été des exécutants zélés. Aussi, avec les classes dirigeantes des autres pays, ils auront passé les dix dernières années à utiliser les outils communs européens, à la faveur de la crise financière de 2008, pour accélérer la destruction de notre modèle de société, avec la casse de nos services publics, des codes du travail, ainsi que la privatisation et les libéralisations des secteurs jusqu’ici protégés des lois du marché dans l’intérêt des populations, tout en protégeant les intérêts des actionnaires, des banques et multinationales par l’injection massive de liquidités dans le système bancaire, sans aucune condition sur l’emploi et l’écologie, la socialisation des dettes privées et la concurrence fiscale. Les inégalités ont explosé, dans et entre les pays européens, pendant qu’une minorité s’est enrichie. Nos sociétés souffrent, sont affaiblies face à la crise financière qui vient, et sont aujourd’hui incapables de relever les grands défis du monde : développement humain partagé, transition écologique, paix et sécurité collective, alors même que la politique irresponsable de Donald Trump, la montée en puissance de régimes autoritaires, la croissance des périls pour la paix du monde rendent plus nécessaire que jamais une Europe de la coopération.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron défend toujours cette même orientation libérale en France et participe largement à pousser l’Union européenne vers plus d’intégration libérale et militaire, sous couvert de « modernité » et de « refondation ». Le budget de la France pour 2018 qui grève lourdement l’investissement dans les services publics et les collectivités locales, les lois travail 1 et 2, l’augmentation de la CSG, la casse des universités, la situation de l’hôpital et des EHPAD, la nouvelle réforme des retraites, et la privatisation de la SNCF et des services publics, en sont les preuves.

Mais, il est devenu impossible d’obtenir le consentement des peuples pour les « réformes » néolibérales, tant le rejet de cette UE est massif et très profond dans nos sociétés. C’est pourquoi, pour poursuive leur projet et leurs objectifs de remodelages sociaux, les classes dirigeantes en Europe ont clairement opté, après le déni des référendums de 2005, pour un tournant autoritaire, en s’appuyant sur les institutions les moins démocratiques comme la Commission européenne, avec une méthode allant du contournement des parlements (comme avec le 49-3 et les ordonnances) et des souverainetés populaires jusqu’au coup d’État financier perpétré contre la Grèce, avec l’appui actif de la Banque centrale européenne et du FMI. La démocratie, les libertés politiques, comme en Catalogne, et les droits humains ont reculé à toute vitesse.

Nous voici entré·e·s dans une ère de régression civilisationnelle où la guerre est à l’horizon. La colère contre cette cogestion par le consensus libéral provoque la sanction des pouvoirs établis, mais au profit de l’extrême droite et des démagogues des partis « attrape-tout », dont les orientations xénophobes pèsent de plus en plus, jusqu’à la constitution de gouvernements droite-extrême droite, et une instrumentalisation nauséabonde de la question migratoire. L’appauvrissement, la concurrence, la peur du déclassement et le sentiment d’impuissance produisent dégoût et abstention, laissant la place aux solutions de repli national, de rejet xénophobe et autres phénomènes morbides. Le rapport des forces en Europe risque de se dégrader durablement pour la gauche et les progressistes. Le danger est grand d’avoir un Parlement européen dominé par une droite radicalisée, l’extrême droite et les populistes.

Les communistes ne seront pas les témoins horrifiés de l’accélération de l’intégration européenne néolibérale ou de la guerre des nationalismes. Nous refusons le piège idéologique tendu par Emmanuel Macron d’une division entre « pro et anti UE » – ce même piège que nous avons su déjouer en 2005 – qui évacue la question du contenu des politiques menées, et de la responsabilité des gouvernements français qui ont tous soutenu et promu ces politiques. Nous ne pensons pas non plus que l’alternative à l’Union européenne libérale réside dans une sortie de l’UE et de l’euro. Croire que cette option, dans un monde d’interdépendances, permettrait à notre peuple de se dégager du capitalisme ou de la concurrence mondiale entre les travailleurs·euses et les peuples est une illusion. Les suites du Brexit en sont une dramatique illustration. Il y a également des défis mondiaux, comme l’enjeu écologique, la lutte contre l’évasion fiscale, les gigantesques capitaux spéculatifs mondiaux ou encore la domination du dollar, qui exigent une organisation à l’échelle régionale. D’ailleurs, les Français·es comme la plupart des peuples européens ne veulent plus de cette UE, mais ne veulent pas non plus en sortir.

C’est à travers d’intenses luttes pour la reconquête de pouvoirs sur les orientations de l’Union européenne, et pour le respect des souverainetés populaires et nationales que se situe la voie d’une refondation démocratique de l’Europe. C’est bien du local au global qu’il faut défendre les intérêts populaires et ouvrir des brèches dans l’édifice néolibéral. Les luttes en cours dans notre pays ont besoin d’un rassemblement social et politique uni face aux choix du Président, face à la droite et l’extrême droite, tant en France qu’en Europe. Pour être victorieuses, ces batailles doivent allier des propositions de rupture avec les choix européens actuels et des propositions de nouvelles constructions européennes.

L’élection d’eurodéputé·e·s communistes est indispensable pour défendre les intérêts populaires et rassembler largement les forces progressistes en France et en Europe.

Dans ce contexte, le PCF entre en campagne dès aujourd’hui, autour de 3 objectifs : 1. Rompre avec l’UE libérale et porter une vision alternative de la coopération entre les peuples : au service des intérêts populaires et internationalistes. Qui décide, qui dispose des outils communs et pour quels intérêts ? Voici la question que nous souhaitons porter dans le débat public en France et en Europe. C’est une question de classe et de démocratie majeure. Nous voulons l’Europe de l’humain d’abord, non de la finance. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire. Nous voulons donc une France et des député·e·s européen·ne·s français·es qui agissent de manière offensive, à partir des luttes et avec toutes les forces progressistes, autour de 4 fils rouges et 14 priorités.

Quatre grands « fils rouges »

1. Contre l’Europe de la concurrence, de l’austérité et du chômage : nous voulons l’Europe de l’humain d’abord. Notre campagne portera avant tout sur la réponse aux besoins humains et écologiques.

2. Nous ne voulons plus l’Europe de la finance. L’argent doit être mis au service d’objectifs sociaux et environnementaux.

3. Nous ne voulons plus de l’Europe des coups d’État financiers. Nous voulons l’union des peuples et des nations libres, souverains et associés. Nous voulons que notre pays puisse négocier librement les contours de sa participation à l’UE, à travers une construction à géométrie choisie et dans le respect de la souveraineté populaire. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire.

4. Nous ne voulons pas d’une Europe dominatrice, militariste et forteresse. Nous voulons un modèle de coopération régionale qui change la mondialisation, au service de la paix, des échanges justes, et capable de penser les mobilités humaines.

Quatorze engagements pour la campagne et les candidat·e·s communistes pour l’humain et la planète

Pour les services publics : moratoire sur les directives de libéralisation, abrogation du traité budgétaire et plan d’investissement européen d’urgence pour les transports, la santé, le logement, l’école, les échanges universitaires type Erasmus, et la formation.

Pour une Europe des communs numériques, de la neutralité du Net, de la protection des données personnelles.

Pour en finir avec le dumping social : mise en place en France d’une clause de non régression et harmonisation par le haut des revenus, droit du travail et des droits sociaux, à partir de la méthode de l’européen·ne le/la plus favorisé·e, salaire minimum européen.

Pour la conquête de nouveaux droits visant l’égalité femmes/hommes dans tous les domaines, défense du droit des femmes à disposer de leur corps (IVG, contraception) et mesures de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour la défense de l’environnement, plan d’investissement dans la transition énergétique et écologique.

Pour un développement industriel équilibré, respectueux des territoires et des salarié·e·s, innovant au plan social et environnemental.

Pour une alimentation saine et une réforme de la PAC qui favorise l’agriculture paysanne.

Pour une Europe du partage des cultures et des langues, ouverte sur le monde : une Europe protectrice de la création et des créateurs et créatrices, des droits d’auteur·e et de la diffusion des œuvres, favorisant la diversité culturelle et le multilinguisme, protégeant l’exception culturelle contre la mainmise des GAFA, développant à l’inverse les programmes et les échanges artistiques et culturels.

Création d’un fonds européen de développement social et écologique abondé par la BCE, pour financer une vaste expansion, en coopération, de tous les services publics en Europe.

Justice fiscale : lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales, lutte contre les paradis fiscaux, taxe sur les transactions financières et les GAFA, harmonisation des taxes sur les bénéfices des entreprises à un haut niveau.

Remise à plat du fonctionnement des institutions financières : mise sous contrôle démocratique et changement du rôle et des missions de la BCE pour que le crédit bancaire aux entreprises appuie les investissements développant l’emploi, en quantité et en qualité, et la formation et dissuade les opérations financières, la spéculation et les délocalisations.

Révision des équilibres institutionnels : la primauté aux instances élues et respect des choix souverains des peuples, renforcement des pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux, révision de la procédure d’initiative citoyenne européenne.

Pour une politique hospitalière à l’égard des migrant·e·s en rupture avec l’Europe forteresse et contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations.

Pour des traités internationaux de maîtrise des échanges commerciaux et des flux de capitaux subordonnés au développement commun de l’emploi, de la santé et de l’écologie, à l’opposé des traités de libre échange : refus de tout nouvel accord dégradant les conditions sociales et environnementales des pays européens.

Pour la paix : une France qui s’affranchisse de l’OTAN, refuse le projet de défense européenne, et agisse pour une conférence de paix et de sécurité collective en Europe, type « Helsinki 2 ».

Nous mettons cette vision et ces priorités dès aujourd’hui au service des luttes et au pot commun des convergences possibles entre forces de gauche.

2. A partir de cette vision, travailler les convergences pour construire une liste porteuse de l’objectif « L’humain d’abord, pas la finance » et faire élire des député·e·s communistes et de gauche, capables de défendre les intérêts populaires et de porter une autre voix de la France que celle de Macron ou de la droite LR et de l’extrême droite. À l’heure où Emmanuel Macron cherche à faire de l’élection européenne un référendum « pour ou contre l’Europe » afin d’élargir ses bases politiques, de remporter une victoire et de poursuivre la recomposition politique en France à son avantage, le monde du travail, toutes celles et tous ceux qui luttent contre sa politique, la jeunesse qui « vaut mieux que cela » et les femmes qui sont en train de bouleverser profondément et durablement les rapports humains, doivent ensemble mettre un coup d’arrêt au rouleau compresseur néolibéral. À l’heure où le Front national reste une force structurante du paysage français, et où des convergences se cherchent avec la droite radicalisée, nous ne pouvons acter l’éparpillement des forces de gauche façon puzzle. Les forces progressistes peuvent porter un coup à Macron et ouvrir un espoir pour l’avenir de notre pays et de l’Europe.

Le PCF lance un appel aux actrices et acteurs du mouvement social et citoyen, à toutes les forces de gauche opposées à la politique de Macron pour construire une plateforme commune et une liste qui incarnent le choix fondamental de l’humain face à la finance, avec l’objectif de disputer la victoire aux tenants de l’Europe du capital et du repli nationaliste. Cette liste devrait viser une très large ouverture aux acteurs du mouvement social et pourrait permettre une convergence des forces politiques progressistes, dans le respect des différences mais autour d’objectifs communs. En tout état de cause, le PCF prendra ses responsabilités pour construire une liste de rassemblement.

3. Unir et renforcer les forces progressistes dans le Parlement européen autour d’axes politiques ouvrant des brèches dans la construction libérale de l’UE. Selon les premières projections, le rapport de force pourrait une nouvelle fois se dégrader en faveur de la droite radicalisée, des populismes et de l’extrême droite. Dans le même temps, la crise de la social-démocratie et l’existence de forces en rupture avec la ligne libérale et les grandes coalitions, l’émergence de partis progressistes nouveaux, peuvent, à condition d’un travail politique de convergence de qualité – à l’image des efforts fournis dans le cadre du Forum européen de Marseille –, faire passer une étape de développement de notre groupe parlementaire, travaillant la cohérence politique et défendant un fonctionnement confédéral, comme c’est le cas aujourd’hui avec la GUE/NGL, ce qui permet la liberté dans la solidarité. Dans cette optique, nous exprimons notre opposition ferme aux logiques de division. L’issue positive pour les peuples réside dans notre capacité à dépasser ces débats pour porter ensemble, dans un front commun européen et dans le Parlement, les intérêts et les besoins populaires. La présence d’eurodéputé·e·s communistes français·es sera décisive pour y parvenir.

Le CN se dote d’outils pour engager dès aujourd’hui la campagne.

Nous lançons dès aujourd’hui une campagne d’information et de débats publics pour l’élaboration de propositions concrètes à partir de la vision et des priorités de campagne, et organiserons la diffusion de masse de notre appel dans les luttes et auprès des forces progressistes.

Nous lançons une pétition pour une autre utilisation de l’argent en Europe – et donc de l’euro – présentant la proposition de fonds européens de développement social et écologique.

Un bilan des député·e·s du Front de gauche sera édité sous forme de fascicule pour la Fête de l’Humanité. Nous demandons que soient organisées dans les médias les conditions d’un véritable débat démocratique pluraliste. Les dispositions qui figurent dans le projet de loi gouvernemental sont à cet égard inacceptables.

Nous rendrons publique une lettre de réponse à la proposition d’Édouard Philippe de participer au comité de surveillance transpartisan des « consultations citoyennes sur l’Europe ».

Nous constituons sans attendre une équipe nationale de campagne rassemblant l’équipe d’animation du chantier Europe et les secteurs du Parti concernés. Elle est chargée de rédiger dans la semaine l’appel aux forces sociales et politiques, d’établir un agenda de campagne, des matériels et initiatives publiques. Sous la responsabilité du CEN et en lien avec les fédérations, elle est chargée de rassembler les propositions de candidatures nécessaires à la construction de la liste large que nous visons. Au CN de juin, elle soumettra de premières propositions, avec comme objectif la finalisation de la liste à l’automne.
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Intervention de PATRICIA ROUCHON pour le groupe Gauche Citoyenne et Républicaine suite à l'appel de la CAMVS dans l'affaire de l'ex-incinérateur de Vaux-le-Pénil.
CONSEIL COMMUNAUTAIRE DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION MELUN-VAL-DE-SEINE du LUNDI 26 MARS 2018

Cette intervention est en lien direct avec l'ordre du jour de cette séance plénière, l'ordre du jour portant sur la situation financière de la CAMVS.

Monsieur le président
Mesdames et Messieurs les vice-présidents
Mesdames et Messieurs les conseillers communautaires

I...
Lire la suite - 26-03-2018

Cette intervention est en lien direct avec l'ordre du jour de cette séance plénière, l'ordre du jour portant sur la situation financière de la CAMVS.

Monsieur le président
Mesdames et Messieurs les vice-présidents
Mesdames et Messieurs les conseillers communautaires

Il est plus que regrettable qu'un certain nombre d'élus qui siègent, ce soir, aient découvert par la presse le délibéré , dans l'affaire de l 'incinérateur de Vaux-le-Pénil, qui a été rendu le 6 mars 2018 dans la 31ème chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris et le positionnement du bureau communautaire favorable à l'appel.

Les conseillers communautaires sont des élus responsables représentant, ici, les électeurs de leur ville qui les ont désignés au suffrage universel.

Les conseils communautaires ne peuvent pas être qu'une simple chambre d'enregistrement.

Nous aurions aimé qu'une décision d'une telle importance, d'une telle gravité eût été prise par le Conseil Communautaire.

J'entends : vous allez m'avancer le calendrier contraint.

Pourtant les élus de la majorité municipale de la ville de Vaux-le-Pénil ont pu être informés et consultés. La décision finale est bien celle de l'équipe après un débat contradictoire et un vote. C'est ce positionnement qui est remonté à la CAMVS.

Cela était donc possible !

Qu'en est-il des autres municipalités ? Les vice-présidents sont-ils restés sur leur positionnement unilatéral ?

Pouvez-vous nous informer sur l'expression des membres du bureau du conseil communautaire ? Nombre de participants ? Résultats du vote ?

Pourquoi n'avez-vous pas réuni un conseil communautaire extraordinaire ? il y avait bien 5 jours ouvrés. Vous êtes, certes, dans la légalité, mais une consultation élargie aurait, sur la plan démocratique, été plus satisfaisante et aurait donné plus de poids à la décision prise.

Je n'entrerai pas dans un débat juridique, je n'en ai pas les compétences mais des questions découlent de cette situation :

- Quand la communauté a absorbé le SIGUAM, vous avez eu connaissance de la santé financière de ce syndicat. Notre groupe aimerait la connaître.

Y avait-il une provision engagée pour d'éventuelles indemnités?

Il y a eu reconnaissance de la mise en danger d'autrui et non respect de la législation sur les installations classées; Dans un rayon de plusieurs kilomètres la dioxine est encore bien présente. Qu'en est-il de l'état des sols ?

Je terminerai en saluant le beau travail accompli par la ville de Maincy et elle seule ainsi que celui de l'AVIE qui a fédéré toutes les énergies pendant une quinzaine d'années et souligner le courage des 164 plaignants. Enfin, je voudrai exprimer notre satisfaction sur le verdict de ce procès et nous associer à « la victoire des victimes » pour reprendre le titre d'un journal local.

Un tribunal judiciaire condamne une collectivité parce qu'il y a eu mise en danger de la vie d'autrui, mais derrière cette condamnation il y a des drames vécus par des familles.

Ce jugement, c'est l'humain d'abord et on ne peut que regretter qu'au sein de cette assemblée l'aspect comptable ait primé.
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