Les 10 DERNIERES ACTU

Résolution du Conseil national du PCF du 31 mars sur les élections européennes de juin 2019
En Europe, l’humain d’abord, pas la finance !

Les élections européennes auront lieu le dimanche 26 mai 2019 en France. Les Français·e·s devront décider qui seront les 79 eurodéputé·e·s, en métropole et outre-mer, qui les représenteront au Parlement européen. Ces élections se dérouleront dans une Europe en crise économique, sociale, écologique, politique et civilisationnelle. Le PCF s’engage à offrir à notre peuple le choix de l’humain d’abord, du progrès social et écologique, celui du changement en France et en Europe, au service des intérêts populaires.
Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les dir...
Lire la suite - 31-03-2018

Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht, l’Acte unique ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé·e·s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les dirigeants politiques libéraux. Nous alertions alors sur les risques de la crise économique, sociale, écologique, politique et même civilisationnelle vers laquelle cette conception nous menait.

Les gouvernements français ont participé activement à la rédaction des traités et en ont été des exécutants zélés. Aussi, avec les classes dirigeantes des autres pays, ils auront passé les dix dernières années à utiliser les outils communs européens, à la faveur de la crise financière de 2008, pour accélérer la destruction de notre modèle de société, avec la casse de nos services publics, des codes du travail, ainsi que la privatisation et les libéralisations des secteurs jusqu’ici protégés des lois du marché dans l’intérêt des populations, tout en protégeant les intérêts des actionnaires, des banques et multinationales par l’injection massive de liquidités dans le système bancaire, sans aucune condition sur l’emploi et l’écologie, la socialisation des dettes privées et la concurrence fiscale. Les inégalités ont explosé, dans et entre les pays européens, pendant qu’une minorité s’est enrichie. Nos sociétés souffrent, sont affaiblies face à la crise financière qui vient, et sont aujourd’hui incapables de relever les grands défis du monde : développement humain partagé, transition écologique, paix et sécurité collective, alors même que la politique irresponsable de Donald Trump, la montée en puissance de régimes autoritaires, la croissance des périls pour la paix du monde rendent plus nécessaire que jamais une Europe de la coopération.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron défend toujours cette même orientation libérale en France et participe largement à pousser l’Union européenne vers plus d’intégration libérale et militaire, sous couvert de « modernité » et de « refondation ». Le budget de la France pour 2018 qui grève lourdement l’investissement dans les services publics et les collectivités locales, les lois travail 1 et 2, l’augmentation de la CSG, la casse des universités, la situation de l’hôpital et des EHPAD, la nouvelle réforme des retraites, et la privatisation de la SNCF et des services publics, en sont les preuves.

Mais, il est devenu impossible d’obtenir le consentement des peuples pour les « réformes » néolibérales, tant le rejet de cette UE est massif et très profond dans nos sociétés. C’est pourquoi, pour poursuive leur projet et leurs objectifs de remodelages sociaux, les classes dirigeantes en Europe ont clairement opté, après le déni des référendums de 2005, pour un tournant autoritaire, en s’appuyant sur les institutions les moins démocratiques comme la Commission européenne, avec une méthode allant du contournement des parlements (comme avec le 49-3 et les ordonnances) et des souverainetés populaires jusqu’au coup d’État financier perpétré contre la Grèce, avec l’appui actif de la Banque centrale européenne et du FMI. La démocratie, les libertés politiques, comme en Catalogne, et les droits humains ont reculé à toute vitesse.

Nous voici entré·e·s dans une ère de régression civilisationnelle où la guerre est à l’horizon. La colère contre cette cogestion par le consensus libéral provoque la sanction des pouvoirs établis, mais au profit de l’extrême droite et des démagogues des partis « attrape-tout », dont les orientations xénophobes pèsent de plus en plus, jusqu’à la constitution de gouvernements droite-extrême droite, et une instrumentalisation nauséabonde de la question migratoire. L’appauvrissement, la concurrence, la peur du déclassement et le sentiment d’impuissance produisent dégoût et abstention, laissant la place aux solutions de repli national, de rejet xénophobe et autres phénomènes morbides. Le rapport des forces en Europe risque de se dégrader durablement pour la gauche et les progressistes. Le danger est grand d’avoir un Parlement européen dominé par une droite radicalisée, l’extrême droite et les populistes.

Les communistes ne seront pas les témoins horrifiés de l’accélération de l’intégration européenne néolibérale ou de la guerre des nationalismes. Nous refusons le piège idéologique tendu par Emmanuel Macron d’une division entre « pro et anti UE » – ce même piège que nous avons su déjouer en 2005 – qui évacue la question du contenu des politiques menées, et de la responsabilité des gouvernements français qui ont tous soutenu et promu ces politiques. Nous ne pensons pas non plus que l’alternative à l’Union européenne libérale réside dans une sortie de l’UE et de l’euro. Croire que cette option, dans un monde d’interdépendances, permettrait à notre peuple de se dégager du capitalisme ou de la concurrence mondiale entre les travailleurs·euses et les peuples est une illusion. Les suites du Brexit en sont une dramatique illustration. Il y a également des défis mondiaux, comme l’enjeu écologique, la lutte contre l’évasion fiscale, les gigantesques capitaux spéculatifs mondiaux ou encore la domination du dollar, qui exigent une organisation à l’échelle régionale. D’ailleurs, les Français·es comme la plupart des peuples européens ne veulent plus de cette UE, mais ne veulent pas non plus en sortir.

C’est à travers d’intenses luttes pour la reconquête de pouvoirs sur les orientations de l’Union européenne, et pour le respect des souverainetés populaires et nationales que se situe la voie d’une refondation démocratique de l’Europe. C’est bien du local au global qu’il faut défendre les intérêts populaires et ouvrir des brèches dans l’édifice néolibéral. Les luttes en cours dans notre pays ont besoin d’un rassemblement social et politique uni face aux choix du Président, face à la droite et l’extrême droite, tant en France qu’en Europe. Pour être victorieuses, ces batailles doivent allier des propositions de rupture avec les choix européens actuels et des propositions de nouvelles constructions européennes.

L’élection d’eurodéputé·e·s communistes est indispensable pour défendre les intérêts populaires et rassembler largement les forces progressistes en France et en Europe.

Dans ce contexte, le PCF entre en campagne dès aujourd’hui, autour de 3 objectifs : 1. Rompre avec l’UE libérale et porter une vision alternative de la coopération entre les peuples : au service des intérêts populaires et internationalistes. Qui décide, qui dispose des outils communs et pour quels intérêts ? Voici la question que nous souhaitons porter dans le débat public en France et en Europe. C’est une question de classe et de démocratie majeure. Nous voulons l’Europe de l’humain d’abord, non de la finance. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire. Nous voulons donc une France et des député·e·s européen·ne·s français·es qui agissent de manière offensive, à partir des luttes et avec toutes les forces progressistes, autour de 4 fils rouges et 14 priorités.

Quatre grands « fils rouges »

1. Contre l’Europe de la concurrence, de l’austérité et du chômage : nous voulons l’Europe de l’humain d’abord. Notre campagne portera avant tout sur la réponse aux besoins humains et écologiques.

2. Nous ne voulons plus l’Europe de la finance. L’argent doit être mis au service d’objectifs sociaux et environnementaux.

3. Nous ne voulons plus de l’Europe des coups d’État financiers. Nous voulons l’union des peuples et des nations libres, souverains et associés. Nous voulons que notre pays puisse négocier librement les contours de sa participation à l’UE, à travers une construction à géométrie choisie et dans le respect de la souveraineté populaire. Nous voulons une France libre dans une Europe solidaire.

4. Nous ne voulons pas d’une Europe dominatrice, militariste et forteresse. Nous voulons un modèle de coopération régionale qui change la mondialisation, au service de la paix, des échanges justes, et capable de penser les mobilités humaines.

Quatorze engagements pour la campagne et les candidat·e·s communistes pour l’humain et la planète

Pour les services publics : moratoire sur les directives de libéralisation, abrogation du traité budgétaire et plan d’investissement européen d’urgence pour les transports, la santé, le logement, l’école, les échanges universitaires type Erasmus, et la formation.

Pour une Europe des communs numériques, de la neutralité du Net, de la protection des données personnelles.

Pour en finir avec le dumping social : mise en place en France d’une clause de non régression et harmonisation par le haut des revenus, droit du travail et des droits sociaux, à partir de la méthode de l’européen·ne le/la plus favorisé·e, salaire minimum européen.

Pour la conquête de nouveaux droits visant l’égalité femmes/hommes dans tous les domaines, défense du droit des femmes à disposer de leur corps (IVG, contraception) et mesures de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour la défense de l’environnement, plan d’investissement dans la transition énergétique et écologique.

Pour un développement industriel équilibré, respectueux des territoires et des salarié·e·s, innovant au plan social et environnemental.

Pour une alimentation saine et une réforme de la PAC qui favorise l’agriculture paysanne.

Pour une Europe du partage des cultures et des langues, ouverte sur le monde : une Europe protectrice de la création et des créateurs et créatrices, des droits d’auteur·e et de la diffusion des œuvres, favorisant la diversité culturelle et le multilinguisme, protégeant l’exception culturelle contre la mainmise des GAFA, développant à l’inverse les programmes et les échanges artistiques et culturels.

Création d’un fonds européen de développement social et écologique abondé par la BCE, pour financer une vaste expansion, en coopération, de tous les services publics en Europe.

Justice fiscale : lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales, lutte contre les paradis fiscaux, taxe sur les transactions financières et les GAFA, harmonisation des taxes sur les bénéfices des entreprises à un haut niveau.

Remise à plat du fonctionnement des institutions financières : mise sous contrôle démocratique et changement du rôle et des missions de la BCE pour que le crédit bancaire aux entreprises appuie les investissements développant l’emploi, en quantité et en qualité, et la formation et dissuade les opérations financières, la spéculation et les délocalisations.

Révision des équilibres institutionnels : la primauté aux instances élues et respect des choix souverains des peuples, renforcement des pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux, révision de la procédure d’initiative citoyenne européenne.

Pour une politique hospitalière à l’égard des migrant·e·s en rupture avec l’Europe forteresse et contre la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations.

Pour des traités internationaux de maîtrise des échanges commerciaux et des flux de capitaux subordonnés au développement commun de l’emploi, de la santé et de l’écologie, à l’opposé des traités de libre échange : refus de tout nouvel accord dégradant les conditions sociales et environnementales des pays européens.

Pour la paix : une France qui s’affranchisse de l’OTAN, refuse le projet de défense européenne, et agisse pour une conférence de paix et de sécurité collective en Europe, type « Helsinki 2 ».

Nous mettons cette vision et ces priorités dès aujourd’hui au service des luttes et au pot commun des convergences possibles entre forces de gauche.

2. A partir de cette vision, travailler les convergences pour construire une liste porteuse de l’objectif « L’humain d’abord, pas la finance » et faire élire des député·e·s communistes et de gauche, capables de défendre les intérêts populaires et de porter une autre voix de la France que celle de Macron ou de la droite LR et de l’extrême droite. À l’heure où Emmanuel Macron cherche à faire de l’élection européenne un référendum « pour ou contre l’Europe » afin d’élargir ses bases politiques, de remporter une victoire et de poursuivre la recomposition politique en France à son avantage, le monde du travail, toutes celles et tous ceux qui luttent contre sa politique, la jeunesse qui « vaut mieux que cela » et les femmes qui sont en train de bouleverser profondément et durablement les rapports humains, doivent ensemble mettre un coup d’arrêt au rouleau compresseur néolibéral. À l’heure où le Front national reste une force structurante du paysage français, et où des convergences se cherchent avec la droite radicalisée, nous ne pouvons acter l’éparpillement des forces de gauche façon puzzle. Les forces progressistes peuvent porter un coup à Macron et ouvrir un espoir pour l’avenir de notre pays et de l’Europe.

Le PCF lance un appel aux actrices et acteurs du mouvement social et citoyen, à toutes les forces de gauche opposées à la politique de Macron pour construire une plateforme commune et une liste qui incarnent le choix fondamental de l’humain face à la finance, avec l’objectif de disputer la victoire aux tenants de l’Europe du capital et du repli nationaliste. Cette liste devrait viser une très large ouverture aux acteurs du mouvement social et pourrait permettre une convergence des forces politiques progressistes, dans le respect des différences mais autour d’objectifs communs. En tout état de cause, le PCF prendra ses responsabilités pour construire une liste de rassemblement.

3. Unir et renforcer les forces progressistes dans le Parlement européen autour d’axes politiques ouvrant des brèches dans la construction libérale de l’UE. Selon les premières projections, le rapport de force pourrait une nouvelle fois se dégrader en faveur de la droite radicalisée, des populismes et de l’extrême droite. Dans le même temps, la crise de la social-démocratie et l’existence de forces en rupture avec la ligne libérale et les grandes coalitions, l’émergence de partis progressistes nouveaux, peuvent, à condition d’un travail politique de convergence de qualité – à l’image des efforts fournis dans le cadre du Forum européen de Marseille –, faire passer une étape de développement de notre groupe parlementaire, travaillant la cohérence politique et défendant un fonctionnement confédéral, comme c’est le cas aujourd’hui avec la GUE/NGL, ce qui permet la liberté dans la solidarité. Dans cette optique, nous exprimons notre opposition ferme aux logiques de division. L’issue positive pour les peuples réside dans notre capacité à dépasser ces débats pour porter ensemble, dans un front commun européen et dans le Parlement, les intérêts et les besoins populaires. La présence d’eurodéputé·e·s communistes français·es sera décisive pour y parvenir.

Le CN se dote d’outils pour engager dès aujourd’hui la campagne.

Nous lançons dès aujourd’hui une campagne d’information et de débats publics pour l’élaboration de propositions concrètes à partir de la vision et des priorités de campagne, et organiserons la diffusion de masse de notre appel dans les luttes et auprès des forces progressistes.

Nous lançons une pétition pour une autre utilisation de l’argent en Europe – et donc de l’euro – présentant la proposition de fonds européens de développement social et écologique.

Un bilan des député·e·s du Front de gauche sera édité sous forme de fascicule pour la Fête de l’Humanité. Nous demandons que soient organisées dans les médias les conditions d’un véritable débat démocratique pluraliste. Les dispositions qui figurent dans le projet de loi gouvernemental sont à cet égard inacceptables.

Nous rendrons publique une lettre de réponse à la proposition d’Édouard Philippe de participer au comité de surveillance transpartisan des « consultations citoyennes sur l’Europe ».

Nous constituons sans attendre une équipe nationale de campagne rassemblant l’équipe d’animation du chantier Europe et les secteurs du Parti concernés. Elle est chargée de rédiger dans la semaine l’appel aux forces sociales et politiques, d’établir un agenda de campagne, des matériels et initiatives publiques. Sous la responsabilité du CEN et en lien avec les fédérations, elle est chargée de rassembler les propositions de candidatures nécessaires à la construction de la liste large que nous visons. Au CN de juin, elle soumettra de premières propositions, avec comme objectif la finalisation de la liste à l’automne.
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Intervention de PATRICIA ROUCHON pour le groupe Gauche Citoyenne et Républicaine suite à l'appel de la CAMVS dans l'affaire de l'ex-incinérateur de Vaux-le-Pénil.
CONSEIL COMMUNAUTAIRE DE LA COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION MELUN-VAL-DE-SEINE du LUNDI 26 MARS 2018

Cette intervention est en lien direct avec l'ordre du jour de cette séance plénière, l'ordre du jour portant sur la situation financière de la CAMVS.

Monsieur le président
Mesdames et Messieurs les vice-présidents
Mesdames et Messieurs les conseillers communautaires

I...
Lire la suite - 26-03-2018

Cette intervention est en lien direct avec l'ordre du jour de cette séance plénière, l'ordre du jour portant sur la situation financière de la CAMVS.

Monsieur le président
Mesdames et Messieurs les vice-présidents
Mesdames et Messieurs les conseillers communautaires

Il est plus que regrettable qu'un certain nombre d'élus qui siègent, ce soir, aient découvert par la presse le délibéré , dans l'affaire de l 'incinérateur de Vaux-le-Pénil, qui a été rendu le 6 mars 2018 dans la 31ème chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris et le positionnement du bureau communautaire favorable à l'appel.

Les conseillers communautaires sont des élus responsables représentant, ici, les électeurs de leur ville qui les ont désignés au suffrage universel.

Les conseils communautaires ne peuvent pas être qu'une simple chambre d'enregistrement.

Nous aurions aimé qu'une décision d'une telle importance, d'une telle gravité eût été prise par le Conseil Communautaire.

J'entends : vous allez m'avancer le calendrier contraint.

Pourtant les élus de la majorité municipale de la ville de Vaux-le-Pénil ont pu être informés et consultés. La décision finale est bien celle de l'équipe après un débat contradictoire et un vote. C'est ce positionnement qui est remonté à la CAMVS.

Cela était donc possible !

Qu'en est-il des autres municipalités ? Les vice-présidents sont-ils restés sur leur positionnement unilatéral ?

Pouvez-vous nous informer sur l'expression des membres du bureau du conseil communautaire ? Nombre de participants ? Résultats du vote ?

Pourquoi n'avez-vous pas réuni un conseil communautaire extraordinaire ? il y avait bien 5 jours ouvrés. Vous êtes, certes, dans la légalité, mais une consultation élargie aurait, sur la plan démocratique, été plus satisfaisante et aurait donné plus de poids à la décision prise.

Je n'entrerai pas dans un débat juridique, je n'en ai pas les compétences mais des questions découlent de cette situation :

- Quand la communauté a absorbé le SIGUAM, vous avez eu connaissance de la santé financière de ce syndicat. Notre groupe aimerait la connaître.

Y avait-il une provision engagée pour d'éventuelles indemnités?

Il y a eu reconnaissance de la mise en danger d'autrui et non respect de la législation sur les installations classées; Dans un rayon de plusieurs kilomètres la dioxine est encore bien présente. Qu'en est-il de l'état des sols ?

Je terminerai en saluant le beau travail accompli par la ville de Maincy et elle seule ainsi que celui de l'AVIE qui a fédéré toutes les énergies pendant une quinzaine d'années et souligner le courage des 164 plaignants. Enfin, je voudrai exprimer notre satisfaction sur le verdict de ce procès et nous associer à « la victoire des victimes » pour reprendre le titre d'un journal local.

Un tribunal judiciaire condamne une collectivité parce qu'il y a eu mise en danger de la vie d'autrui, mais derrière cette condamnation il y a des drames vécus par des familles.

Ce jugement, c'est l'humain d'abord et on ne peut que regretter qu'au sein de cette assemblée l'aspect comptable ait primé.
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Le service public ferroviaire, bien commun de la nation

Le PCF appelle à soutenir et participer massivement à la journée de mobilisation organisée par les organisations syndicales le 22 mars à Paris.

Présenté comme novateur, ce pacte ferroviaire reprend les recettes archaïques des privatisations du rail ayant eu lieu dans d’autres pays européens, avec les résultats dramatiques que l’on connaît. Aussi bien pour les usagers, que pour les cheminots.
Le service public ferroviaire, bien commun de la nation, qui répond à des enjeux écologiques, de mobilité et d’aménagement du territoire extrêmement importants, mérite mieux qu’une réforme à la hussarde.

Transformation de la SNCF en Société d’économie mixte, fin du statut de c...
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LE 15 MARS, LA MOBILISATION COMMENCE !
Sur la CSG, comme sur le reste... (APL · SNCF · CODE DU TRAVAIL · PARCOURSUP · TAXE D’HABITATION…) Macron nous ment !

Reconnaître le rôle des retraités dans la société française

Une retraite vraiment humaine offerte à toutes et tous suppose que l’on change les bases de notre société ; qu’on cesse de voir dans les individus de simples facteurs de production, jetables dès qu’ils ne sont plus en activité, et qu’on fasse du développement personnel à tous les âges de la vie, le sens même de l’organisation sociale.
Il est temps de reconnaître la place et le rôle des retraité.e.s dans la société actuelle !

Et pourtant, d’autres choix sont possibles ! Il faut :
  • • Revaloriser les salaires et les pensions
  • • Supprimer la TVA sur les produits de première nécessité
  • ...
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Ex-incinérateur de Vaux-le-Pénil : l’agglomération de Melun fait appel
La section du parti communiste est outrée de cette annonce. Elle demande que la CAMVS renonce à l'appel.
C’est par la voie d’un communiqué de presse laconique que l’agglomération a fait parvenir sa décision : « A la suite du jugement rendu en première instance par le tribunal correctionnel de Paris le 6 mars 2018, la Communauté d’agglomération Melun Val de Seine indique avoir décider d’interjeter appel...
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A l’Assemblée, les communistes se posent en défenseurs de «lois du quotidien»
Au menu de leur première «niche parlementaire», sept textes
  • pour lutter contre les inégalités salariales,
  • donner davantage de droits aux aidants,
  • permettre la gratuité des transports scolaires,
  • lutter contre les marchands de sommeil,
  • créer une liste française de paradis fiscaux,
  • revaloriser les petites retraites agricoles,
  • exiger une COP de la finance
«On veut toucher au quotidien, on veut obtenir des améliorations, on ne veut pas attendre le grand soir ou le grand matin», avait ajouté ce chef de file des communistes.

Dans un contexte d’«attaques frontales et massives» contre les fonctionnaires, cheminots ou retraités, cette journée...
Lire la suite - 09-03-2018

«On veut toucher au quotidien, on veut obtenir des améliorations, on ne veut pas attendre le grand soir ou le grand matin», avait ajouté ce chef de file des communistes.

Dans un contexte d’«attaques frontales et massives» contre les fonctionnaires, cheminots ou retraités, cette journée était aussi une «occasion de pouvoir dire que des propositions existent pour celles et ceux que nous appelons les courageux à l’inverse des +fainéants+ nommés par Emmanuel Macron», pour l’une des porte-parole, Elsa Faucillon.

S’ils ont bénéficié du soutien socialiste et «Insoumis» et été présentés pour certains comme allant «dans le bon sens» par le gouvernement et des élus de la majorité, leurs textes, repoussés en commission, ont connu le même sort dans l’hémicycle.

- ’Baisers de la mort’ -

Première retoquée par la majorité, sans débat sur les amendements: la proposition portée par Marie-George Buffet et Huguette Bello, emblématique en ce 8 mars sur les inégalités salariales. Le gouvernement a dit ne pas partager «le chemin proposé», notamment pas «le pari du renchérissement du coût du travail» pour les temps partiels.

La gauche a dénoncé une «obstruction» de la majorité, LR regrettant de n’avoir pu débattre «en hommage à toutes les femmes» malgré un désaccord de fond.

Sur les aidants, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, prônant une «stratégie globale», a promis «des mesures législatives dans les prochains mois». «Première victoire», selon les communistes.

L’un de leurs porte-parole, Pierre Dharréville, avait appelé «à ne pas faire de cette journée une journée du dédain, de la procrastination». A l’unisson de la gauche, les LR ont déploré tout au long des débats l’attitude globale du gouvernement envers les propositions de l’opposition, estimant «qu’aucune politique ne ressort grandie d’une absence de débat».

Après le renvoi en commission du texte sur les paradis fiscaux, un «enterrement» pour Fabien Roussel, alors que le gouvernement avait dit être en accord avec ses objectifs, André Chassaigne a aussi évoqué les «baisers de la mort du 8 mars».

«Vous vous opposez à tout dès lors que le bébé n’est pas né dans vos rangs!», a aussi lancé Jean-Paul Lecoq après le «énième renvoi» du jour sur le texte sur les marchands de sommeil.

Les communistes avaient joué des réseaux sociaux pour mieux répercuter leurs messages, avec un Facebook live dès mercredi. Un usage cependant moins massif que pour l’«Insoumis D(ay)» de février et ses cinq propositions, rejetées, sur le burn-out, la fin de vie ou les contrôles d’identité.

Mais l’hémicycle était «quasi vide», même pour parler «droits des femmes», ont déploré les communistes, photos à l’appui sur Twitter. André Chassaigne a opposé «les actes de foi» mercredi «devant les caméras durant les questions au gouvernement» à «l’absentéisme» jeudi, «particulièrement important» de la majorité.

Jean-Luc Mélenchon a, lui, accusé le président de l’Assemblée d’être «le premier à faire de la propagande antiparlementaire», en n’étant pas présent alors que François de Rugy a «fait un cheval de bataille» de la lutte contre l’absentéisme. Le locataire du perchoir avait une série d’engagements, a souligné son entourage.
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Devant l'inspection académique à Melun auprès des enseignants du collège Politzer de Dammarie pour défendre la réussite de leur 3° prépa pro
En soutien aux enseignants et parents d'élèves, notre groupe d'élus communistes à la Mairie de Dammarie-Les-Lys avait envoyé un courrier de réprobation à l'inspection académique. Cette dernière nous a répondu. Son verdict est sans appel. La classe de Politzer, malgré ses excellents résultats, sera f...
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Victoire pour les victimes de l’incinérateur polluant
L'agglomération de Melun a été condamnée ce mardi à une lourde amende pour « mise en danger d'autrui » en raison de la pollution aux dioxines émise par l’incinérateur qu'elle exploitait à Vaux-le-Pénil.
Aux dires des avocats des parties civiles, c’est une « décision historique ». L’agglomération de Melun, en Seine-et-Marne, a été condamnée ce mardi, à Paris, à une lourde amende pour « mise en danger d’autrui » dans le cadre de l’affaire de la pollution aux dioxines émise par l’incinérateur de V...
Lire la suite - 06-03-2018

Aux dires des avocats des parties civiles, c’est une « décision historique ». L’agglomération de Melun, en Seine-et-Marne, a été condamnée ce mardi, à Paris, à une lourde amende pour « mise en danger d’autrui » dans le cadre de l’affaire de la pollution aux dioxines émise par l’incinérateur de Vaux-le-Pénil qu’elle exploitait. Le tribunal correctionnel de Paris a infligé à la collectivité 250 000 euros d’amende, dont 50 000 avec sursis, pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « poursuite d’une installation classée non conforme », malgré les mises en demeure de la préfecture. L'agglomération devra aussi débourser des milliers d'euros de dommages et intérêts - notamment 15 000 euros à la commune de Maincy pour son « préjudice écologique » - et 500 euros par mois d'exposition entre 1999 et 2002 aux riverains concernés.

Victoire pour l'association des victimes

Pour l’Association de défense des victimes de l’incinérateur et de leur environnement (Avie), c’est une « victoire », d’autant que la procureure avait, en décembre dernier, demandé une amende pour le seul délit de « poursuite d’une installation non conforme », sans se prononcer sur la « mise en danger ». Au final, le tribunal a estimé que « le risque immédiat de mort ou de blessure résultant de l’émission de polluants » était établi, rappelant que de nombreuses études avaient conclu que « résider sous un panache d’incinérateur augmenterait de 20 % le risque de certains cancers » et que cette émission de polluants était « délibérée ».

Mis en service en 1974, l’incinérateur d’ordures ménagères de Vaux-le-Pénil a fonctionné jusqu’en 2002, date de sa fermeture. Peu après, les habitants avaient découverts qu’ils étaient exposés à des taux de dioxines, polluants organiques très toxiques, sans commune mesure (lire l’Humanité du 6 mars 2018). Ce qui les a poussés à porter plainte en 2003. En près de quinze ans de procédure, 165 riverains se sont constitués partie civile, de même que le village de Maincy, situé sous les vents dominants de l’installation. Entre-temps, une dizaine de personnes sont décédées de cancers, notamment de « lymphomes non hodgkiniens » et une dizaine d’autres en souffrent. C’est la première fois que des victimes obtiennent réparation du préjudice lié au dysfonctionnement d’un incinérateur », a souligné Corine Lepage, avocate de la municipalité de Maincy.
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Appel des États généraux du progrès social
Après les États généraux du 3 février, poursuivons nos combats pour le progrès social
Les États généraux du progrès social organisés le 3 février par le Parti communiste français ont constitué un rendez-vous national important dans la riposte à la politique d'Emmanuel Macron, un lieu de convergence de militant.e.s politiques, syndicaux et associatifs, de citoyen.ne.s engagés dans des...
Lire la suite - 05-02-2018

Les États généraux du progrès social organisés le 3 février par le Parti communiste français ont constitué un rendez-vous national important dans la riposte à la politique d'Emmanuel Macron, un lieu de convergence de militant.e.s politiques, syndicaux et associatifs, de citoyen.ne.s engagés dans des luttes et des projets qui portent l'ambition d'un nouveau progrès social pour la France. Plus de 1000 personnes ont participé à ce rendez-vous.

Leur message doit être entendu par le Président de la République et le gouvernement :

La politique du pouvoir aggrave les inégalités et conduit à fracturer notre société en deux : une société d'insécurité sociale, toujours plus précaire, pour des millions de nos concitoyen.ne.s et une société d'aisance et de bien vivre pour une minorité aisée, pour les plus riches et les détenteurs de capitaux. Cette politique, non seulement met à mal les grandes conquêtes sociales et s'oppose aux valeurs de la République, mais empêche également un avenir de progrès pour tou.te.s.

A l'opposé de la vision présidentielle d'une start-up nation inégalitaire, un nouveau progrès social pour la France est possible. Nous voulons une politique d'égalité et de solidarité, à commencer par l'égalité femmes-hommes dans tous les domaines. Une politique qui vise l'émancipation au travail, la sécurisation de l'emploi et de la formation, une nouvelle industrialisation, le développement des services publics et de la protection sociale, le droit au logement pour toutes et tous et la promotion des communs. Une politique qui garantit les droits fondamentaux de chacun.e. Une politique qui prend soin de nos aînés et qui offre un avenir à la jeunesse.

Nous appelons nos concitoyen.ne.s, les forces de gauche, politiques, syndicales, associatives à agir ensemble et à amplifier ce message dans les mois qui viennent, en développant dans tout le pays des fronts de luttes et de progrès pour la France :

pour une sécurisation de l'emploi et de la formation qui donne un coût d'arrêt aux suppressions de milliers d'emplois dans le pays et oppose à la précarité, à la souffrance au travail, au contrôle accru des chômeurs, au manque de formation, le droit à un travail émancipé, à une rémunération à la hauteur de sa qualification, à une protection sociale pour tous les travailleurs.euses. Amplifions la mobilisation pour l’égalité professionnelle. Participons aux mobilisations en cours notamment celle des salariés de Carrefour du 5 au 10 février.

pour les droits des femmes, l’heure est à donner un prolongement au mouvement de libération de la parole des femmes pour mettre fin aux violences faîtes aux femmes dans les foyers, les lieux de travail et l’espace public, pour le partage des pouvoirs, pour l’éducation à l’égalité de la crèche à l’université, pour l’égalité professionnelle, la revalorisation des métiers dit féminisés et le droit à disposer de son corps.

pour un accueil digne des migrants à l'opposé du projet asile-immigration du gouvernement qui sera une des lois les plus répressives que le pays ait connu. Avec les associations, nous demandons l’accueil inconditionnel, l’ouverture de nouvelles places d’hébergement pour le garantir, le droit au travail pour tous les migrant.e.s, l’abrogation du délit de solidarité.

pour une nouvelle industrialisation de la France pour répondre aux besoins du pays, aux exigences sociales et écologiques. Mobilisons-nous pour stopper la vente de fleurons de notre industrie comme Alstom et pour développer une stratégie industrielle avec les travailleurs.euses et les habitant.e.s des territoires concernés. Il n’y aura pas de grandes réponses aux défis du siècle sans reconquête industrielle et relocalisation des productions. pour un service public et une protection sociale du XXIe siècle : pour une politique de santé publique qui donne les moyens aux personnels de l'hôpital public et des ehpad de remplir leurs missions, pour le droit à la retraite et pour le 100 % sécurité sociale à l'opposé des attaques actuelles contre son financement. Participons aux mobilisations des prochaines semaines, aux côtés des retraités et des personnels des ehpad le 15 mars, soutenons le tour de France des parlementaires communistes qui vont à la rencontre des soignant.e.s et le 23 juin prochain soyons au rendez-vous à Paris pour la défense des hôpitaux de proximité ; pour une école et un enseignement supérieur de l'égalité, démocratisée, pour le partage des savoirs et le développement de la recherche à l'opposé du dispositif « Parcours sup » et de la réforme du lycée. Participons à la prochaine journée d'action intersyndicale du 6 février. Mobilisons-nous également le 8 février avec les cheminots pour un service public ferroviaire de qualité et avec les travailleurs.euses de tous les secteurs qui ont rejoint cette date de mobilisation.

pour le droit au logement pour tous et toutes, le logement comme un bien public cogéré avec les habitant.e.s au plus près des territoires, grâce à un service public national du logement, à l'opposé de la politique actuelle de baisse de l'APL et de casse du logement social. Participons à la journée de mobilisation du 24 mars à l’appel de la CNL.

pour la défense de nos communes et de nos départements et un plan d'urgence pour les territoires les plus fragiles de nos villes et de nos campagnes : participons à la journée de mobilisation du 7 février contre la disparition des départements ; soyons nombreux le 18 mars prochain pour défendre la commune, maillon essentiel de la vie démocratique ; poursuivons la mobilisation engagée avec les états généraux de la politique de la ville initiée par Grigny ; et encourageons la "marche vers l'Elysée" samedi 9 juin prochain, initiée par les élu.e.s communistes des Hauts de France pour porter les cahiers des colères et des espoirs de toute une région et dire "arrêtez l'austérité et les vieilles recettes libérales, nous voulons du neuf !", prendre le pouvoir sur la finance et mettre l'humain au coeur de tous les choix.

Toutes ces mobilisations portent en elles un avenir de progrès pour notre pays. De nouvelles victoires sont possibles en les amplifiant.

Toutes portent en commun une nouvelle utilisation de l'argent, le recul du coût du capital, des dividendes versés aux actionnaires et des intérêts payés aux banques, pour réorienter le crédit vers la réponse aux besoins sociaux et écologiques. Toutes portent en commun la nécessité de nouveaux droits pour les salarié.e.s : le refus de la toute-puissance patronale et la nécessité d'un travail émancipé, la reconnaissance de l'expertise des travailleurs.euses, de leur qualification, de leur droit à peser sur les choix des entreprises jusqu'aux choix stratégiques. Toutes portent en commun la nécessité d’un changement des institutions européennes et mondiales pour les réorienter au service de l’intérêt général et de la protection de la planète.

Chacune et chacun d'entre-nous peut agir pour faire grandir cette alternative.

Ensemble, construisons un nouveau progrès social pour la France !
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Discours de clôture de Pierre Laurent
Il me revient de conclure ces États généraux du progrès social.

La journée a été riche, très utile, et elle nous ouvre à tous de nouvelles perspectives. C’était son but.

Ces États généraux du progrès social sont une étape, une démarche, une méthode que nous allons p...
Lire la suite - 03-02-2018

Il me revient de conclure ces États généraux du progrès social.

La journée a été riche, très utile, et elle nous ouvre à tous de nouvelles perspectives. C’était son but.

Ces États généraux du progrès social sont une étape, une démarche, une méthode que nous allons poursuivre et améliorer tous ensemble en avançant.

Je tiens avant de poursuivre à remercier, en votre nom à tous, les municipalités et les militants qui ont accueilli ce matin les ateliers à Ivry, Malakoff, Saint-Denis, Paris et, évidemment pour cet après-midi, Montreuil et son Maire Patrice Bessac.

Ces États généraux reposent sur une conviction qui a été exprimée par vous toutes, par vous tous, au cours de la journée, une conviction forte : vivre dignement au 21è siècle, c'est possible !

Et le monde du profit dans lequel nous vivons nous en empêche et c’est insupportable !

Quand on aligne la situation inhumaine dans les Ephad, l’asphyxie de l’hôpital public, le cri d’alarme des gardiens de prison ou celui de la Procureure du Tribunal de Bobigny, le sort réservé aux migrants, les constats accablants de la fondation Abbé Pierre sur les millions de mal logés, le scandale Lactalis, les émeutes dans les magasins pour acheter du Nutella ou des couches à prix cassés… et tant d’autres scandales, on se dit que notre société va dans le mur, que le capitalisme tue l’humain et que nous avons raison de clamer avec force l’humain d’abord !

Oui, la page de ce système doit se tourner et nos luttes portent l’exigence de cette nouvelle humanité.

Vous l’avez dit tout au long de la journée, nous ne sortirons pas de la crise dans laquelle nous enfonce chaque jour un peu plus les politiques d’austérité et les logiques de rentabilité, en allant toujours plus loin dans cette direction. La modernité de Macron est une supercherie. Et les Français la paieront cher si nous le laissons faire.

Oui, contre la finance, les coûts exorbitants du capital, le gaspillage et la confiscation des richesses, du travail, des ressources de la planète par une petite minorité de privilégiés, nous faisons le choix du progrès humain, de la modernité, du partage, du service public, de la coopération , de la mise en commun !

Oui, nous pensons que servir le progrès humain prépare mieux l’avenir que de se plier aux visées égoïstes des « premiers de cordée » et des actionnaires du CAC 40 dont on attendra toujours en vain le ruissellement !

Parce qu’au pays du capitalisme, c’est bien connu, il pleut toujours où c’est mouillé, l’argent va à l’argent.

C’est d'une autre logique dont nous avons besoin.

Vous l’avez démontré tout au long de cette journée. Et nous sommes prêts à affronter, arguments et chiffres en main, qui le voudra bien dans n’importe quelle émission télévisée, car il n’y a pas d’un côté ceux qui ont la main sur le cœur et, de l’autre, les réalistes qui nous ramèneraient à la raison.

Il y a ceux qui, en soignant l’humain, prépare l’avenir commun, et ceux qui, en le piétinant, nous conduise dans un monde de violences de plus en plus dur à vivre.

Cette journée n’est donc pas un rappel de principes généraux, aussi justes soient-ils !

C’est une étape, je l’ai dit une méthode pour construire nos luttes dans la durée et pour gagner.

Nous voulons un calendrier d’actions, une démarche dans la durée pour faire entrer dans la vie des changements palpables, et l’ambition concrète d’un nouveau progrès social.

Pour gagner, il faut des idées, comme celles que nous avons échangées, des idées pour démonter le dogmatisme libéral, des idées nouvelles pour produire, vivre, coopérer autrement.

Pour gagner, il faut de la ténacité, car les luttes que nous menons seront gagnées dans la durée.

Pour gagner, il faut conquérir de nouveaux pouvoirs, de l'entreprise au plus haut sommet de l’État.

Et pour gagner, il faut de l’unité, donc notre démarche sera de toujours rassembler, sans exclusive, sans polémique inutile, dans le respect de tous.

Nous avons permis pour cela à une multitude d’actrices et acteurs de luttes de se retrouver, de mettre en commun leurs propositions et expériences, pour mieux converger dans l’action.

Je vous appelle à amplifier cette démarche dans tout le pays, en popularisant dès demain l’appel des États généraux qui vient d’être lu.

Quelle batailles voulons-nous mener ? Que voulons-nous gagner ?

La bataille de l'hôpital public, d'abord, qui doit d'urgence être placé en dehors de toute politique d’austérité !

On est en train de préparer de véritables zones blanches sanitaires, aggravant encore l'inégalité d'accès aux soins.

La T2A et la logique de concentrations font des ravages.

Des mobilisations sont en cours dans tout le pays. Plus de mille médecins ont signé un appel contre les ravages des orientations en cours.

Ce que veut la population, c'est l’égalité d’accès à une médecine de qualité, pas un « tout ambulatoire », appliqué aveuglément, qui fermera 7 lits sur 10 d’ici 2020 !

Ce que veut la population, ce ne sont pas des mégastructures hospitalières mais des hôpitaux publics, alliant performance dans la qualité des soins et proximité, travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d’enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre publique ambulatoire de centres de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée.

La modernité, c'est le service public hospitalier, pas la mainmise des groupes privés sur la santé.

Nous allons donner toute l'ampleur nécessaire au Tour de France initié par les parlementaires communistes Pierre Dharréville, Laurence Cohen, Dominique Watrin, pour aller à la rencontre des personnels, des patients, des médecins.

Et je serai à leurs côtés le 12 février prochain à Lyon !

La bataille pour la dignité humaine dans les Ephad et le développement d'un vrai service public de la prise en charge de la perte d'autonomie sera au cœur de ce Tour de France.

La mobilisation tenue cette semaine à l'appel de toutes les organisations syndicales et des directions d'établissements a dit combien la situation est aujourd'hui indigne pour les salariés comme les personnes prise en charge. Militants et élus communistes y étaient présents en nombre.

Les personnels des EHPAD (publics et privés) sont confrontés à une dégradation continue de leurs conditions de travail.

La prise en charge de la perte d'autonomie a été abandonnée par l’État et livrée à diverses entités privées qui touchent des fonds publics et réalisent des profits colossaux. Ainsi, l'entreprise Korian, qui gère plus de 710 établissements, a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 3 Milliards d'euros et des bénéfices de 265 millions !

Le profit ou la dignité humaine, il va falloir choisir !

Il faut d'urgence dans ce secteur le retour d'une logique de service public. C'est notre objectif dans la durée. Le privé ne peut pas s'enrichir sur le dos de nos aînés, de leurs familles et des personnels.

Ici, à Montreuil, vous avez avancé au contraire la proposition de la création d'emplois statutaires sur la base d'un(e) soignant(e) par personne âgée, paramédicaux, aides-soignants, médecins, conformément aux objectifs du plan « Solidarité grand âge » de 2006, quand la ministre parle, elle, de débloquer 50 millions supplémentaires, soit 1 aide-soignante pour 7 EPHAD.

Avec nos élus, nos militants et nos parlementaires, nous poursuivrons l’action en ce sens.

Faire des profits, de la naissance avec l'affaire Lactalis, jusqu'à la fin de vie, avec les EHPAD, voilà la modernité à la sauce Macron dont notre société ne veut plus.

Concernant Lactalis, nous allons nous investir avec Sébastien Jumel dans la commission d'enquête parlementaire et nous sommes attentifs à la déclaration que viennent de publier en commun six organisations de la CGT et l'Indecosa CGT qui a décidé de se porter partie civile. Nous irons au bout de cette affaire pour faire la clarté sur les responsabilités du PDG, Emmanuel Besnier, une des plus grandes fortunes françaises, et des choix d'austérité des gouvernements successifs.

Çà ne doit plus continuer comme avant.

La santé n’est pas une marchandise.

Elle est notre bien commun à toutes et tous !

Le partage des savoirs, c'est un autre bien commun à construire.

La bataille qui est engagée contre la réforme du bac et l'instauration d'une sélection officialisée à l'entrée de l'Université, nous la mènerons sans relâche jusqu'à la rentrée universitaire prochaine.

Le gouvernement prend les étudiants en tenaille de manière très hypocrite. D'un côté, un budget qui ne donne pas aux universités le moyen d'accueillir une population étudiante en augmentation.

De l'autre, « Parcoursup » qui n'aide en rien à l'orientation, mais offre le moyen de sélectionner les étudiants.

Et, cerise sur le gâteau, la loi est appliquée par décret avant d'avoir été votée !

Notre groupe au Sénat a déposé un recours en référé au Conseil d’État, cosigné par l'Unef et le Snesup.

Au lendemain des mobilisations des 1er et 6 février, nous combattrons cette loi les 7 et 8 février au Sénat.

Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts-de-Seine, après Elsa Faucillon à l'Assemblée, portera notre voix pour défendre le droit aux études supérieures pour tous.

Je rappelle que, déjà, le groupe CRCE est le seul, au Sénat à avoir voté contre le budget de l’enseignement supérieur parce qu’il refusait aux universités les budgets leur permettant de faire face à cet afflux de candidatures.

Ce combat nous le poursuivrons sans relâche, y compris cet été et à la rentrée universitaire pour aider à inscrire tous les recalés du système.

La bataille, il va falloir la mener pour l'avenir de tous les services publics. L'attaque frontale engagée par le gouvernement pour ouvrir le permis de licencier dans la fonction publique, pour précariser l'emploi et généraliser le recours aux contractuels ouvre la porte à des privatisations en rafale dans toutes les missions de services publics.

Il manque des emplois partout, dans les hôpitaux, dans l'éducation nationale et les universités, dans la justice, dans les prisons, dans la police de proximité, dans les collectivités territoriales…

Et que dit le gouvernement aux fonctionnaires : prenez la porte ! Par ici la sortie !

C'est scandaleux, c'est irresponsable. Une grande bataille s'engage. Nous demanderons à rencontrer dans les jours à venir tous les syndicats pour mener cette bataille à leurs côtés.

Nous poursuivrons, pour les mêmes raisons, la bataille du rail, celle des transports du quotidien, du maillage urbain et rural, le plus fin aux plus grandes infrastructures, nécessaires à un droit à la mobilité égale pour tous sur tout le territoire.

La mobilisation pour la réalisation pleine et entière du réseau gagné de haute lutte du Grand Paris Express, vient à nouveau de payer avec l'engagement du gouvernement d'aller au bout de ce projet en mettant plus d'argent et d'emplois pour tenir les délais.

C'est une belle victoire après les tergiversations de ces derniers mois.

Cette bataille reste à gagner pour le ferroviaire et les transports du quotidien à l'échelle nationale, pour stopper la poursuite du saccage de la SNCF et obtenir les moyens nécessaires pour l'avenir du rail et du fret, indispensables au droit à la mobilité et à la lutte contre le réchauffement climatique.

Comme nous l’avions annoncé, la loi de 2014 qui a éclaté la SNCF en 3 entités ne sert qu’à une chose : à privatiser le transport ferroviaire, quitte à socialiser les pertes, à reporter le service public sur des régions incapables d'investir seules au niveau nécessaire, à privatiser ce qui peut rapporter et notamment certaines liaisons TGV.

Cela se traduit par des transferts sur les bus, par une régularité en berne, par des pannes liées au manque de maintenance et d'investissements, par le choix d’ouvrir aux privés dans certaines régions, par des fermetures de ligne, la suppression de points de vente car les régions n’auront pas les moyens de financer leur maintien.

Dans les régions, ils veulent passer d’un service public national décentralisé à des missions de services publics régionalisées, ouvertes à des boites privées par appels d’offres.

Et quand Macron veut bien évoquer la dette, c'est pour un chantage insupportable en mettant dans la balance le statut des cheminots et leur régime de protection sociale et de retraite, alors que, comme cela est démontré, ces éléments n’ont rien à voir avec les difficultés structurelles du ferroviaire dans notre pays.

Alors, le 8 février, jeudi prochain, nous serons avec les cheminots dans la rue, pour poursuivre avec eux cette nouvelle bataille du rail !

La modernité qui est la nôtre, c'est la modernité sociale et écologique, celle qui n'oblige pas à faire 100 km pour se soigner ou pour accoucher, celle qui n'interdit pas l’université aux enfants des couches populaires, qui n'impose pas de long trajets domicile-travail en voiture au mépris de l’environnement.

Et est-ce votre modernité, Monsieur Macron, celle qui continue à maintenir dans le mal-logement de 12 à 15 millions de nos concitoyens ?

Nous avons combattu la baisse de l'APL et la déstabilisation des organismes HLM !

Mais surtout nous voulons agir au jour le jour pour amplifier des politiques publiques d'habitat pour tous, avec des parcours résidentiels diversifiés, accessibles à tous , dans une ville plus humaine, et des territoires ruraux revitalisés.

Entre la spéculation foncière et immobilière et le logement pour tous, là encore, il va falloir choisir !

La loi que prépare le gouvernement, pleine de dangers, doit donner lieu à une grand mobilisation citoyenne, à laquelle nous entendons pleinement participer avec nos élus et parlementaires en pointe sur le sujet, Stéphane Peu, Cécile Cukierman, Ian Brossat.

Nous préparons également un projet de loi pour mettre un terme aux pratiques illégales et purement spéculatives de la plate-forme Airbnb, championne de l'évitement fiscal !

Je déposerai ce projet au Sénat dans quelques semaines. Nous empêcherons Airbnb et d'autres évadés fiscaux de continuer à dormir tranquille à nos frais sur les pentes du rocher de Gibraltar !

La société française, à l'image du monde capitaliste mondialisé, crève des inégalités qu'elle continue de creuser au profit des riches et de la finance.

Non content d'être le président des riches, Emmanuel Macron se voit en grand monarque de la République.

Le régime dont il rêve est celui de l'absolutisme présidentiel : plus d'ordonnances et moins de pouvoir législatif au Parlement, plus de concentration des pouvoirs et moins de décentralisation et de pouvoir d'initiative des collectivités locales, plus de pouvoirs au préfet et de moins en moins d'élus, de moins en moins de communes, moins de parlementaires élus du peuple.

Les territoires doivent se lever en masse pour dire non à ces inégalités croissantes, non à ce massacre démocratique, non à la réduction envisagée du nombre des parlementaires qui conduirait à n'avoir plus qu'un député pour 200.000 habitants - un rêve pour les députés En marche qui ne savent même pas ce que veut dire permanence électorale en circonscription -, non à la disparition des départements de la petite couronne parisienne et à celle du pouvoir des communes dans tout le pays.

Oui, aujourd’hui, à Montreuil, nous affirmons l'obligation du développement des territoires dans l’égalité.

Avec les élus engagés dans l'appel de Grigny, nous continuerons les luttes pour que les quartiers populaires retrouvent véritablement le droit à l'égalité pour tous leurs habitants.

Nous mènerons la bataille pour inventer des métropoles populaires et non des métropoles de la ségrégation, comme cela s'est discuté il y a 8 jours dans les Rencontres Niemeyer tenues à l'initiative de notre Parti avec une grande diversité d’acteurs de la ville, plus de 400 participants.

Nous serons Place de la République le 18 mars pour fêter symboliquement la commune, à l'appel de 22 maires communistes et Front de gauche autour d'un grand pique-nique citoyen.

Nous tiendrons le 7 mars au Sénat, à l'initiative d'Elianne Assassi et d'André Chassaigne, un Colloque pour lancer la bataille citoyenne sur la révision constitutionnelle.

Le progrès social, le droit à l'égalité pour toutes et tous, c'est l'humanité à laquelle nous aspirons.

Pour les femmes qui se lèvent en masse dans le monde contre les violences, les agressions, les meurtres.

Pour les migrants, dont Florent Guegen nous a rappelés avec force le droit à la dignité et notre devoir d'accueil et d'asile pour ne pas laisser faire de notre planète, de notre continent européen, de notre pays, des terres sans humanité, sans richesse partagée.

Si nous croyons au progrès social pour toutes et tous, c'est aussi parce que nous menons le combat pour le respect du travail, que nous en connaissons la valeur, que nous luttons contre la confiscation de son sens au profit des seuls intérêts financiers.

Faire le choix du progrès social suppose de s’attaquer à l'exclusivité du pouvoir patronal dans les entreprises, même les plus grandes, les plus puissantes !

Nous n'en avons pas fini avec la bataille contre les ordonnances Macron. Ça ne fait que commencer.

On connaît la rengaine, vieille de plusieurs décennies, qui consiste à décréter que pour « pouvoir embaucher, les employeurs doivent être assurés de pouvoir licencier ».

Dès la promulgation des ordonnances, le Figaro, toujours bien informé, ne s’y était pas trompé : « les filiales françaises de groupes internationaux auront plus de marges de manœuvre pour recourir à des plans sociaux ».

Et le gouvernement de compléter le dispositif avec les « ruptures conventionnelles collectives ».

Les grands groupes n’ont pas tardé à s’enfoncer dans la brèche.

Nous allons mener la bataille en demandant des comptes à ceux qui n'en rendent jamais. Ceux qui ont des dettes envers la société ne sont pas ceux qu'on croit. Carrefour annonce la suppression de 2 400 emplois, majoritairement des femmes, qui se retrouvent ainsi brutalement remerciées après avoir servi Carrefour plusieurs années ou décennies durant.

Aujourd'hui, vous avez décidé de demander aux actionnaires de Carrefour quand comptent-ils rembourser les 134 millions de CICE touchés en 2016 au nom du soutien à l'emploi.

Vous avez raison et, à la banalisation du licenciement, il faut maintenant opposer une autre logique.

Nous reprenons, ici à Montreuil, l’appel lancé par une grande diversité de militants syndicaux, associatifs, politiques et intellectuels « pour une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation » qui dessine, comme l’a rappelé récemment André Chassaigne dans une proposition de loi déposée à l’Assemblée, un nouveau droit à la formation et à des mobilités maîtrisées, entre des périodes d’emploi et des périodes de formation, avec un revenu sécurisé plutôt que de minces allocations chômage et une vraie réduction du temps de travail.

Cette loi, qu'il faut partout mettre en débat, qui comporte une nouvelle définition de l'entreprise, permettrait de remettre au cœur du débat le travail non pas comme un coût, une variable d’ajustement, mais bien comme un moyen d’épanouissement et de progrès de toute la société.

Le cas d’Alstom est lui aussi symbolique.

Nous réaffirmons ici à Montreuil que si une coopération étroite entre grands industriels de l'énergie et du ferroviaire européen peut être utile pour répondre aux besoins de développement des services publics en Europe, ce serait une folie que d'aller brader les atouts d'Alstom dans une fusion-absorption par Siemens guidée par les seuls intérêts financiers des actionnaires.

C’est pourquoi nous estimons que l’État devait exercer son option d’achat sur les titres détenus dans Alstom par Bouygues, suspendre l’opération annoncée et ouvrir un large débat démocratique sur les conditions d’une alliance effective entre égaux, avec l’idée d’un contrôle public de dimension européenne sur la nouvelle entité qui serait créée.

Début octobre, les députés et sénateurs communistes, Fabien Roussel et Fabien Gay, ont demandé une commission d’enquête parlementaire sur le dossier Alstom-Siemens.

Sur injonction des actionnaires, le gouvernement a décidé de ne rien faire.

Allons-nous continuer longtemps comme cela, à priver la société des débats qui concernent son avenir ?

La vision et l’action pour le progrès de la société lient de manière inextricable les grands dossiers qui touchent à l’avenir de l’Humanité : le social, les nouvelles formes du travail, la sécurité, l’écologie. Nous avons le devoir de percer par notre action les murs du silence.

C'est par là que commence la bataille pour arracher les nouveaux pouvoirs dont les salariés, les citoyens, les élus doivent disposer dans l'intérêt de tous.

Je suis loin d'avoir évoqué toutes les batailles ici mentionnées tout au long de la journée.

Et notamment celles majeures des retraites, de la formation professionnelle et de l'indemnisation chômage qui s'annoncent. Nous construisons tous ces rendez-vous avec le même esprit offensif.

Nous serons de la manifestation sur les retraites le 15 mars prochain, notamment, pour dénoncer l'inique ponction de la CSG.

Je veux conclure en ouvrant quelques perspectives à la poursuite de nos combats.

D'abord, nous allons les amplifier partout sur le terrain. Sans cet ancrage de terrain, sans la bataille d'explication, de démonstration, sans la construction de propositions alternatives, sans la passion du rassemblement, rien de solide ne se construira.

La convergence doit, elle aussi, progresser à travers la conscience commune des intérêts partagés par tous les acteurs, toutes les actrices de ces luttes.

Nous voyons bien que le progrès social se décline à toutes les échelles, de la plus locale, départementale, régionale, nationale, à la plus vaste, européenne ou mondiale.

De nombreux rendez-vous sont fixés. De plus en plus, et c'est tant mieux.

Les 7 et 8 mars prochains, au Sénat, le 7 à l'Assemblée nationale, le 8 les parlementaires communistes porteront dans leurs niches parlementaires sept projets de loi ou résolutions.

Faisons de ces deux journées, des moments de popularisation, de mobilisation de visibilité nationale autour de notre travail de propositions.

Ces jours là, nos propositions porteront sur la lutte contre les marchands de sommeil, sur la gratuité des transports scolaires, sur la reconnaissance sociale de droits nouveaux pour les aidants familiaux, sur les retraites agricoles.

Deux d'entre-elles mettront à nouveau en lumière la lutte contre l'évasion fiscale, au Sénat pour porter la demande d'une COP fiscale mondiale, à l'Assemblée pour demander la création d'une liste française des paradis fiscaux.

Et, enfin, le 8 mars, Marie-George Buffet portera un projet de loi sur l'égalité salariale femmes-hommes visant à lutter contre la précarité des femmes au travail. Nous pouvons saisir l'occasion pour en faire une journée de lutte concrète pour l’égalité !

Nous mettrons à la disposition de tous d'autres rendez-vous de travail et d'action, utiles au développement des luttes sur tous les fronts. Investir tous les terrains, c'est aussi une condition pour que nos luttes soient victorieuses.

Je vous invite aux 3èmes États généraux du numérique les 9 et 10 mars, aux Assises communistes pour l’écologie des 4 et 5 mai, à la Convention nationale pour l'art , la culture et l'éducation populaire le 29 septembre.

Et je vous demande, enfin, de prendre bonne date de l'initiative qui se construit en ce moment dans les Hauts-de-France et qui pourrait bien donner des idées à beaucoup d'autres.

Le 9 juin, les parlementaires, élus et responsables communistes de cette grande région populaire appellent à marcher vers l'Élysée pour porter les colères et les espoirs de toute une région, pour dire « arrêtez l'austérité et les vieilles recettes libérales. Nous voulons du neuf ».

A en croire les médias, Macron a le vent en poupe.

Voilà un menu de travail qui pourrait démentir les pronostics officiels.

Saisissez-vous de chaque combat en cours, de chaque rendez-vous, de chaque date, et appel en main, allez à la rencontre d’un maximum de nos concitoyens, d’un maximum d’associations, de syndicalistes.

Créons une dynamique qui nous permettra, en investissant résolument la société, d’arracher des victoires qui seront autant de jalons pour créer des majorités d’idées et d'actions, et demain une nouvelle majorité politique.

Ce que nous allons mettre en œuvre concrètement, c'est un immense front des luttes !

N'ayons pas peur de notre propre ambition : nous voulons gagner !

Et nous sommes capables de reconstruire les chemins de victoires ! Pour le progrès social de tous !

Merci encore à toutes et tous.

Bon retour et au travail !
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